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Le fabuleux combat de Bénédicte pour retrouver son chat disparu à l'aéroport:

Le chat de Bénédicte s’est échappé à l’aéroport de Malaga, en Espagne, entre le check-in et l’avion qui devait les ramener en Belgique.
Découvrez le combat de Bénédicte pour retrouver son chat, l’élan de solidarité qui s’est mis en place en Espagne, et une réalité méconnue: de nombreux chiens et chats disparaissent chaque année dans les transports aériens.
Le 11 août dernier, Bénédicte est revenue d’Espagne avec ses chats sur un vol opéré par Jetair. A son arrivée en Belgique, elle les récupère, mais c’est le choc: Fifille manquait à l’appel. En fait, "le personnel au sol de
l’aéroport de Malaga a laissé s’échapper un de mes chats lors de l’embarquement en soute"
, nous a dénoncé Bénédicte via notre page Alertez-nous. Prise au piège dans l’enceinte de l’aéroport Son mari, resté à Malaga, s’est directement renseigné sur place. Le lendemain, ils apprennent que le personnel
de l’aéroport l’a "aperçue vivante". "Comme l’aéroport est grillagé dans le but que les bêtes ne puissent pas y entrer, elles ne peuvent donc pas non plus en sortir", explique Bénédicte, soulagée. Mais Fifille "a peur, donc elle se cache". Elle repart pour Malaga chercher Fifille L’aéroport a organisé les recherches pour capturer l’animal, sans succès. Finalement, deux semaines jour pour jour après la disparition de sa chatte, Bénédicte reçoit une bonne nouvelle. "J'ai les preuves écrites de Jetair et de l'aéroport de Malaga que mon chat est en vie et sur le site. J’ai aussi reçu de la part de l’aéroport de Malaga une autorisation exceptionnelle pour pouvoir entrer (accompagnée) en zones sécurisées afin de chercher après elle." Voilà donc Bénédicte repartie pour l’Andalousie dès le lendemain. "J’espère de tout cœur la ramener avec moi", nous confiait alors Bénédicte. Durant 2 jours, elle est donc partie à la recherche de son chat dans la zone de l’aéroport non accessible au public, sans succès. Mais "après 10 heures de recherches, je ne l’avais pas retrouvée. L’autorisation a été prolongée le
lendemain soir, mais toujours sans succès"
, nous confiait-elle. Miracle: Fifille a survécu! Finalement, dans la nuit du 28 au 29 août, Bénédicte a retrouvé le sourire. "Grâce à une vague humaine de solidarité, de bonne volonté, d’efforts sans relâche, nous avons pu la retrouver, certes amaigrie et le pelage quelque peu grisé, mais en bonne santé", a-t-elle expliqué sur la page Facebook créée pour sensibiliser la population aux affres du transport d’animaux par avion. Du bénévolat et des règles transgressées, le tout pour aider Bénédicte Elle y explique que de nombreuses membres du personnel de l’aéroport et même de la compagnie aérienne espagnole Iberia -pourtant n’étant en rien impliqués dans l’affaire- ont recherché son chat durant leurs pauses et temps libre. En effet, Bénédicte ne bénéficiait plus de l’autorisation de l’aéroport pour y mener ses recherches… et n’allait plus en bénéficier du tout. "Le jeudi 28, Carmen, une bénévole dévouée à ma cause, m’a téléphoné." Fifille avait enfin été localisée. Le soir même, la Guardia Civil aéroportuaire a, contre l’avis de la direction de l’aéroport, pris la responsabilité de faire entrer Bénédicte et son mari dans la zone pour finalement récupérer Fifille. "Carmen m’a donné un gilet jaune qu’elle avait caché dans son sac à main et le chef de la Guardia Civil m’a emmenée dans son 4x4." Le récit de cette nuit-là L’histoire se termine à 4h30 du matin dans des larmes de joie. Entretemps, Bénédicte a vécu une véritable épopée. "On est plusieurs à chercher. Je l'appelle, les autres regardent un peu partout autour, le chef de la Guardia monte sur un toit, un autre sur une passerelle plus haute, les filles se positionnent de manière à pouvoir apercevoir si elle bouge... mais toujours rien. Là-dessus on décide que je reste seule dans ce coin et eux plus loin, en silence. J'attends un moment avant de l'appeler de nouveau et là, elle me répond ! Elle se rapproche en me répondant mais elle se trouve de l'autre côté d’un grillage. Elle me voit, se roule par terre ; je lui lance un morceau de charcuterie, mais là (après 18 jours de vie sauvage, ndlr), elle a déjà pris le réflexe de se cacher pour le manger. Elle va se cacher à l'approche d'une des filles et du chef de la Guardia, qui me dit d'attendre qu'elle saute. Mais elle ne le fera pas, je connais mon chat. Il hésite car il a peur qu'elle parte si on va chercher les clefs pour faire le tour. Moi, je n'hésite pas et lui dit : "on y va en courant". Je le dépasse et il voit qu'on peut y arriver vite, ce qu'on fait. Il enlève le cadenas, j'entre, elle est là. Je lui donne le reste du morceau de charcuterie, je la prends dans les bras et la mets dans son sac de voyage. On sort, je la montre à mon mari qui avait dû rester seul en standby, et on va rejoindre les filles. Elles pleuraient avec moi." Blessée et traumatisée Dès son retour en Belgique, Bénédicte emmène Fifille chez le vétérinaire. "Elle avait plusieurs blessures dues aux bagarres avec les autres chats qui vivent sur le site de l’aéroport. Certains perdus comme la mienne, d’autres nés sur place. Et elle avait la gale des oreilles." Mais le pire, c’est son comportement. "Avant, elle ne vivait que dans ma chambre et seulement tard le soir, elle osait circuler dans le reste de la maison mais uniquement avec moi à ses côtés." La vie sauvage a donc dû être particulièrement pénible pour ce véritable chat d’appartement. "Elle en est sortie très marquée. Elle commence à peine à revivre parmi nous mais a toujours peur du moindre bruit." Cage endommagée… donc maltraitance? Mais après les réjouissances, place à la colère. "La société Jetair a reconnu que la cage de
transport"
dans laquelle a été placée Fifille, cage elle-même placée dans un "pet container", la soute à animaux, "était endommagée". Une affirmation de Bénédicte que Florence Bruyère, la porte-parole de Jetair, réfute. "Nous n'avons pas eu d'information quant à l'état de la cage." Il reste que la porte de la cage n’aurait pas correctement fermé. Pour Bénédicte, c’est "la preuve de la maltraitance des animaux en vol. La bataille ne s’arrête pas et Fifille deviendra le fer de lance de la lutte contre le je-m’en-foutisme et la négligence, affaire à suivre", confirmait-elle sur Facebook. Pour Jetair, leur responsabilité n'est cependant
pas engagée. "Elle s'est échappée du côté "airside" de l'aéroport de Malaga, alors qu'elle était transportée par la société de manutention qui opère dans cet aéroport." Si une responsabilité doit être trouvée, c'est donc celle des manutentionnaires qui transportent les valises du check-in aux avions qui est en cause. Jetair a accompagné Bénédicte dans ses démarches Une fois mis au courant de la disparition de Fifille, Jetair est intervenu dans les limites de ses moyens. "Nos collaborateurs ont contacté les services locaux, le "landing". On est le premier contact du voyageur et on a fait le maximum pour que le chat soit
retrouvé rapidement. C'est un évènement grave pour le propriétaire d'un animal de compagnie que de le perdre."
Une enquête a aussi été lancée. "On fait d'office une enquête à la demande du passager. Tout est analysé. Nous, en tant que compagnie aérienne, on veut offrir le meilleur service", insiste la porte-parole. Voilà pourquoi l'aller-retour de Bénédicte à Malaga pour aller rechercher Fifille sera remboursé. Les frais de transport et de GSM de la cliente ont été remboursés. C'est un geste commercial décidé par notre compagnie aérienne Jetairfly." Un geste pas encore finalisé, selon Bénédicte. "Il ne me reste plus qu'à scanner les documents en ma possession (bus, vols, essence, téléphone, nourriture, vétérinaire) et ils vont étudier ma demande et me faire une proposition." Opportun de porter plainte? Des témoignages accablants  Alors qu’elle était à Malaga, Bénédicte semblait décidée à porter plainte. Mais contre qui? "Il faudrait agir au niveau du transport des animaux de compagnie dans toutes les compagnies et aéroports, car cela arrive régulièrement partout." Une affirmation corroborée par de nombreux témoignages en France notamment. Le combat pour une meilleure prise en charge des animaux lors des vols a en effet
déjà mené chez nos voisins. En 2007, alerté par la création d’un site internet uniquement destiné à récolter les avis de recherche de chats perdus dans les
aéroports, le quotidien français Le Nouvel Observateur a consacré une enquête au phénomène. Résultat: on apprend qu'en France, la responsabilité de ces pertes est uniquement du ressort des compagnies aériennes et non des aéroports. Que si la soute prévue pour les animaux est bien chauffée et pressurisée, ils y sont acheminés au milieu des valises parfois traitées avec peu d’égards. Qu’une employée a déjà récupéré pas moins de 24 chats dans un seul et même aéroport en une année. Que cette même employée a assisté à des scènes de malveillance de la part de bagagistes. Ou enfin qu’en France, des recommandations ont été faites suite à plusieurs plaintes, telles que sceller les fermetures des cages et faire porter à son animal un collier de couleur distinctif pour le repérer plus facilement en cas de perte. Pas fréquent 24 animaux disparus en un an dans un aéroport, au regard du nombre de vols et de la multitude des compagnies aériennes, cela ne représente tout de même pas un taux énorme. Pour Jetair, la disparition d'un animal de compagnie sur ses vols est d'ailleur un évènement "vraiment exceptionnel". Tellement que la compagnie ne compile aucune donnée là-dessus. "On n'a pas de chiffre ou de dossiers sur ces cas. Ils sont tellement minoritaires. Pour que ça arrive, il faut que la cage soit défectueuse ou endommagée", ce qui est rare.  Ce qu’il faut savoir avant de prendre l’avion avec son chien ou son chat: Le problème des animaux de compagnie qui s'échappent des cages dans les aéroports ressort d'erreurs humaines. Car
dans les textes, le transport d’animaux en avion est strictement réglementé. Les règles générales sont édictées par l’Europe et reprises par l’IATA, l’Association internationale du transport aérien. Elles stipulent que seuls les animaux de compagnie âgés d'un certain nombre de semaines et vaccinés contre la rage peuvent voyager d’un pays de l’UE à un autre. Il faut y ajouter un traitement spécifique contre un ver pour les chiens voyageant vers la Finlande, l’Irlande, Malte et le Royaume-Uni. Le carnet de vaccination en règle est donc requis. Ils doivent également disposer d’un passeport européen valide et d’une puce électronique ou d'un tatouage d’identification bien visible. Laissez vos hamsters et reptiles à la maison  Ces formalités remplies, il vaut mieux
s’assurer que sa compagnie aérienne accepte bien de transporter des animaux. En Belgique, Ryanair, par exemple, refuse de transporter tout animal, quel qu'il soit. Elles ont chacune des règles différentes concernant les modalités de leur transport. Beaucoup refusent par exemple les chiens réputés dangereux ainsi que
les animaux de compagnie qui ne sont pas des chiens ou des chats. Mieux vaut laisser les furets, hamsters et, a fortiori, les NAC tels que reptiles et araignées à la maison Dépêchez-vous si vous voulez garder votre compagnon en cabine  Si la compagnie aérienne accepte votre animal, il pourra soit voyager en cabine, soit en soute. En général, les animaux de moins de 4 à 8 kilos (en fonction de la compagnie, poids de la cage inclu), voyagent avec leur maitre en cabine dans des sacs ou cages prévus à cet effet et vendus dans les aéroports. Ceux excédant ce poids vont en soute, dans des cages réglementaires existantes. Pas de panique: les soutes pour animaux sont climatisées, contrairement à celles pour bagages ou la température peut baisser jusqu'à 2°. Mais en cas de nombre trop important d’animaux à placer en cabine  sur un même vol, les derniers arrivés seront déplacés en soute. Idem lorsqu’on voyage avec plusieurs animaux. Un seul par personne est souvent autorisé en cabine. Peut vite revenir cher  Enfin, concernant le prix de ce transport, la plupart de compagnies facturent au poids. Votre animal et sa cage sont donc pris en compte dans le poids global de vos bagages, avec supplément quand le poids maximum est dépassé. Mais des forfaits, souvent coûteux, sont également largement appliqués. A noter que la plupart du temps (y compris dans les
compagnies qui refusent les animaux comme Ryanair) les animaux d’assistance comme les chiens d’aveugles bénéficient d’un tarif gratuit et sont tolérés en cabine peu importe leur gabarit.

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